L’envol des Madan Sara

L’interconnexion mystérieuse  des êtres vivants en observant la similitude de leurs mœurs et aptitudes émane de  la  preuve concrète au regard de l’oiseau « Madan Sara » une espèce  bien nombreuse dans les villes de province et  les marchands portant l’étiquette de  « Machann Sara ou Madan Sara » très connus pour leurs champs d’activité. De ces êtres fusionnels naissent sur le  terroir haïtien, l’anagogie de la nature.

La comparaison imminente de ces deux créatures approuve la combinaison entre eux. Toujours à la poursuite de récoltes de maïs et de Petit mil pour s’y installer. Les oiseaux Madan Sara caractérisés pour leur voyage collectif permanent d’un endroit à un autre. Au cours de route, ils sont souvent  contraints de faire escale dans des maisons en paille ou abandonnées ; de s’abriter dans une cavité sous les mornes également à cause des changements climatiques et ensuite de reprendre leur trajectoire. Durant leur parcours, ils pipelettent sans arrêt. Le reflet équivalent  des Marchands Sara dans leurs attitudes.

Les Marchands Sara sont des commerçants adoptant un secteur d’activités ; en principe, ils s’adonnent à la vente de pois, de riz, des noix de coco, des régimes de bananes… Majoritairement des femmes, la minorité comporte des hommes et des efféminés. Saisonnièrement, ils vendent des denrées et des articles variés en les transportant de provinces à la Capitale ou vers les autres départements, dans des camions appelés « Kanntè ». Avant la situation critique du pays, leur centre de débarquement était le marché de la  Croix des Bossales à Port-au-Prince. Mais, ils s’installaient parfois à Carrefour « dèyè pòs » et à Mariani. À présent, certains  se limitent aux villes de provinces les plus proches. Le cas de Marmote Exant, une Marchande Sara depuis 1990, originaire de Roche-à-Bateau. Elle s’approvisionne en produits dans ces communes : Tiburon, les Anglais, la Cahouane pour les vendre aux Cayes.

Confrontés à des obstacles, les camions tombent en panne avec eux  pendant le transport et ils doivent trouver une alternative pour repartir ; ils s’assoient au-dessus  des camions, sur les marchandises  où la fatigue et le sommeil les emportent bien munis d’ accessoires pour se protéger du froid; le mauvais temps les rattrape et perdent des marchandises comme les charbons…Arrivés à destination, s’il se fait tard ou tôt, ils restent dans le camion ou ils louent des entrepôts pour se loger ainsi que leurs marchandises en attente du bon moment. Dans ces conditions, leurs denrées se disparaissent sans contrôle. Ceux qui ont plus d’opportunités, ils transportent leurs produits  dans un camion et voyagent dans un autre personnellement. De la sorte, ils évitent des accidents.

Les Marchands Sara, des gens courageux qui pratiquent un beau métier. Ils constituent la classe moyenne de leurs zones, ils couvrent une bonne partie de l’économie du pays. Victimes des coups bas de la société,  des difficultés : des intempéries,  des accidents en pleine route, des tromperies sur leurs marchandises. Ils affrontent la vie quotidienne la tête haute à leurs risques et périls. De ce train de travail, ils remplissent leurs devoirs de parents; leurs enfants fréquentent de grandes écoles et des universités  de renom. Ils requièrent un traitement particulier en rapport à leur assurance de vie et des supports financiers en cas de perte de marchandises via des formes de prêt ou autrement possible.  Avec eux, c’est l’amortissement des risques encourus  de tous les jours et le soulagement en approvisionnement de tous.

Rédigé, le 22 septembre 2025
Fatima Francesse LOUIS-CHARLES
Rédactrice en Chef / JFI

2 réflexions sur “L’envol des Madan Sara”

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